Evolutions

L’évolution et l’efficacité du traitement dépendent en grande partie de l’origine du syndrome de West. La mise en place du traitement induit généralement une diminution des spasmes. Les spasmes tendent à disparaître avant l’âge de 5 ans mais des rechutes restent possibles, et beaucoup d’enfants gardent des spasmes au-delà de cet âge. Certains enfants guérissent complètement, mais la plupart d’entre eux (80 %) présentent des séquelles motrices ou intellectuelles plus ou moins irréversibles (retard de langage, retard à l’apprentissage des acquisitions comme la marche, la propreté…).
De plus, des troubles du comportement peuvent apparaître, comme un repli de l’enfant sur lui-même, ou un état hyperactif (surexcitation, passage répété d’une activité à l’autre, perturbation scolaire, déficit de l’attention…).
Par ailleurs, beaucoup d’enfants développent plus tard dans la vie une autre forme l’épilepsie, plus ou moins sévère. Le pronostic est meilleur lorsque le syndrome de West survient sans cause apparente (syndrome de West idiopathique).

La régression psychomotrice est souvent moins importante que dans les cas « symptomatique » (avec cause sous-jacente connue) et les enfants sont moins fréquemment sujets à une maladie épileptique par la suite. Le développement mental redevient normal dans la moitié des cas, quelquefois même sans traitement. Dans les formes symptomatiques, ceci se voit très rarement. Cependant, au début de la maladie, il est impossible de se prononcer sur le devenir de l’enfant.
Chaque cas est particulier, et l’évolution est imprévisible.